Julien Canal (Oreca) : "Je pense que j'ai une bonne étoile aux 24 Heures du Mans"
Julien Canal a une belle réussite aux 24 Heures du Mans. En huit participations, il a gagné sa catégorie à trois reprises. Il revient sur ses beaux moments et parle de ses projets pour 2018...
Quels sont vos projets pour 2018 ?
« C’est encore vague, surtout parce que l'équipe Rebellion Racing est encore indécise sur la catégorie dans laquelle elle souhaite rouler : rester en LMP2 ou sauter le pas en LMP1. Alexandre Pesci, le patron de l’écurie, aime beaucoup cette catégorie LMP1 et c’est intéressant car on peut prétendre à gagner le général aux 24 Heures du Mans. Certes, ce sera difficile, mais sur cette "Super Saison 2018 - 2019" qui englobe deux fois les 24 Heures du Mans, il y aura une possibilité de gagner car les LMP1 hybrides ne sont pas à l’abri de casses ou d’ennuis mécaniques. Il faut maintenant savoir avec quel châssis, quelle marque et quel moteur. J’ai renouvelé mon souhait de continuer avec eux. Après s’ils montent en LMP1, avec uniquement des pilotes professionnels, ce sera compliqué pour moi de poursuivre. J’ai prouvé ma fiabilité et j’ai su élever mon niveau d’année en année, j’ai donc ma chance. Si leur projet est le LMP2, à 100% je resterai avec eux. Cependant, je ne leur ai pas caché que j’avais eu des contacts avec d’autres équipes comme Signatech Alpine Matmut et Jackie Chan DC Racing. Je ne me ferme aucune porte, mais mon souhait premier est de rester en WEC.
"Gagner les 24 Heures du Mans en prototypes serait la consécration pour moi !"
Julien Canal
Le LMP1 serait un vrai plaisir au niveau pilotage pour vous….
« Complètement (rires). Lorsque je suis passé du LMGTE Am au LMP2, c’était exceptionnel et je me demandais ce que je pouvais faire de mieux. 2e en 2014, 1er en 2015, j’ai pris un plaisir énorme. La marche était pourtant haute, il a fallu que je me remette en question au point de retravailler comme un jeune pilote. En 2017, il y a eu cet ajout de 100 chevaux aux LMP2, ce fut un vrai bond en avant. Ca va plus vite, on passe plus vite en virages. C'est génial. Ca aide beaucoup en termes de sécurité au niveau des GT, je l’ai d’ailleurs confirmé aux membres de l’Automobile Club de l’Ouest. Ils appréhendaient un peu le fait que certains gentlemen drivers ne s’en sortent pas, mais je leur ai dit que c’était plus facile au final. Là, avec la sason à venir, on est bien équilibré avec un LMP1 non hybride qui vient s’intercaler entre le LMP2 et le LMP1 hybride. J’adorerais en piloter une !
PHOTO 1/3
P.SAIVET/VSC Pictures
Vous avez gagné trois fois les 24 Heures du Mans en GT1 (2010) et LMGTE Am (2011 et 2012, voir photos ci-dessus). Visez-vous une nouvelle victoire, en catégorie LMP2, par exemple ?
C’est la grosse interrogation du moment. Les 24 Heures du Mans, c’est toujours l’incertitude. Earl Bamber (double vainqueur des 24 Heures du Mans en 2015 et 2017, ndlr) a déclaré que « Le Mans, vous ne choisissez pas de le gagner, c’est Le Mans qui vous choisit. » Il y a tellement de choses qui rentrent en jeu. On peut se préparer au mieux et perdre, il y a une dose de chance qui est indéniable. Le LMP1 non hybride est déjà un rêve extraordinaire, mais gagner les 24 Heures du Mans en prototype que ce soit en LMP2 ou LPM1 serait la consécration pour moi. Ca me ferait un autre gros trophée à mettre à côté des trois autres (rires). Ca sera difficile à réaliser, mais il est vrai que j’ai une belle réussite au Mans. Huit participations, trois victoires, une 3e place (Ligier JS P2 Nissan n°26, photo ci-dessus) et un seul abandon. Je pense que j’ai une bonne étoile. De plus, faire de bons résultats aux 24 Heures, pour moi manceau, j’en ai des frissons. Il y a peu de temps, j’ai assisté à la projection du film officiel des 24 Heures du Mans, quand tous ces gens du Mans, qui sont derrière moi, m’ont applaudi, ca m’a fait chaud au cœur. C’est pour cette raison que je souhaite continuer en endurance, à faire le WEC ou l’ELMS. C’est un rêve qui continue… »
Ferrari débute la saison en fanfare ! Lors de la première Hyperpole de l’année dans le cadre des 1812 Km du Qatar, Antonio Giovinazzi a offert à la Ferrari 499P #51 de Ferrari AF Corse la pole position, au terme d’une séance haletante. Retour sur une session disputée jusqu’à la dernière seconde.
L’attente est terminée : l’Aston Martin Valkyrie a officiellement pris la piste dans le cadre du Prologue du Championnat du monde d’endurance FIA WEC, organisé durant deux jours sur le circuit de Losail, au Qatar. Engagée dans la catégorie Hypercar pour la saison 2025, la voiture du constructeur britannique a marqué...
Le traditionnel Prologue, disputé sur le circuit international de Lusail au Qatar, a permis aux équipes de peaufiner leurs préparations avant l’ouverture de la saison avec les 1812 km du Qatar (26-28 février). Au terme des deux jours d’essais, BMW a frappé un grand coup avec le meilleur temps signé par Robin Frijns ...
Après avoir révélé les artistes qui se produiront lors des concerts du mercredi et du jeudi, l’Automobile Club de l’Ouest lève le voile sur la programmation musicale complète de la 93ème édition des 24 Heures du Mans (11 - 15 juin 2025).